Pierre-Yves Martel

  • Vanier, Ontario, Canada, 1979
  • Composer • Performer (viola da gamba, double bass, objects)

Following a unique artistic path, Pierre-Yves Martel is constantly renewing his musical identity and practice. Though a multi-instrumentalist, he identifies himself first and foremost as a sound artist whose work oscillates between perpetual research and experimentation. It is in this spirit that he has revisited the viola da gamba, utilizing this traditional instrument in new contexts which reengage it with the contemporary world. Having created an authentic musical language through non-conventional techniques and instrumental preparations, he also works outside of instrumental music altogether, using a variety of objects rife with untapped sonic possibilities, from contact-mics and speakers to motors, wheels, surfaces and textures.

After studying composition as well as classical and jazz double bass, Pierres-Yves left his native Vanier, Ontario in 2004 to establish himself in Montreal. He wasted no time immersing himself in the arts scene and meeting a number of musicians who would later become close collaborators. In 2008, he abandoned the double bass in order to focus on the viola da gamba, an instrument in which he sensed vast creative potential. Today, Pierre-Yves works in Montreal as well as on the Canadian and international stages through various projects and collaborations.

[iv-13]

In Montreal

In the Press

Le Sacre… pour improvisateurs

By Marc Chénard in La Scena Musicale #18:5 (Québec), February 1, 2013
Le Sacre n’aura jamais sonné aussi différemment que dans les mains de ce… Quintetsky

Si vous ne le savez pas déjà, cette année marque le centenaire de la première du Sacre du Printemps (29 mai au Théâtre des Champs-Élysées de Paris). Des nombreux hommages prévus, un se détachera du lot, en l’occurrence celui de l’ensemble Quartetski au prochain festival Montréal Nouvelles Musiques (MNM). Dirigé par Pierre-Yves Martel (spécialiste en instruments baroques telle la viole de gambe), cet ensemble se distingue par sa manière de conjuguer des répertoires classiques à l’actualité des musiques improvisées. Après avoir «revisité» Prokofiev, Satie, Purcell et Hume, il aborde maintenant son projet le plus ambitieux à jour. Pour son édition précédente, en 2011, le festival avait tendu la perche, mais Martel n’avait rien de concret à offrir. Déléguée par le festival à la programmation d’un volet de musiques créatives, Joane Hétu (voir une critique de son disque dans ce numéro) l’a relancé. Pour Martel, le choix s’imposait de soi: travaillant à partir de la version pour deux pianos et une étude subséquente de la partition orchestrale, il a décidé d’extraire des passages qui serviront comme tremplins à des séquences improvisées ouvertes. Pour cette première, le chef remaniera sa formation, conservant son batteur et son joueur d’anches, mais en remplaçant la trompette par un violon (Josh Zubot) et ajoutant une guitare (Bernard Falaise). Le Sacre n’aura jamais sonné aussi différemment que dans les mains de ce… Quintetsky (sic)!