Canevas 2004

  • Jeudi 5 février 2004
La Sala Rossa
4848, boulevard Saint-Laurent, 3e (près de l’angle Saint-Joseph)

Dans le cadre des Journées québécoises de l’impro en musique

Au programme:
Concepts de Joane Hétu, Jean-François Laporte, Danielle Palardy Roger et des improvisations libres des instrumentistes de l’Ensemble SuperMusique.

Journées Québécoises de l’impro en musique est un événement organisé par la SQRM (Société québécoise de recherche en musique) qui rassemble, toutes tendances confondues, des acteurs importants de la musique improvisée à Montréal: SuperMusique, Codes d’accès, Effendi, Constantinople, le quatuor de saxophones Quasar et La Chapelle. Pour la circonstance, PSM a demandé aux compositeurs Joane Hétu, Jean-François Laporte et Danielle Palardy Roger de préparer des canevas spécialement pour cette soirée de musique improvisée.

Dossier de presse

Journées québécoises de l’impro en musique (acte 2)

Par Marc Chénard in La Scena Musicale #9:5 (Québec), 1 février 2004

Après trois spectacles présentés à la toute fin de janvier, l’événement «Journées québécoises de l’impro en musique» reprend au début du mois avec trois soirs à la Sala Rossa, dès le mardi 3 février. Signalons en passant qu’une table ronde sur la théorie et la pratique de l’improvisation se déroulera l’avant-veille, à la Faculté de musique de l’Université de Montréal (Pavillon Vincent-d’lndy, salle S-484). Avis est lancé à ceux et à celles qui auront la chance de lire ces lignes le premier jour du mois.

Du côté des concerts, la maison de productions de concerts Codes d’Accès sera mise en valeur au cours de cette première soirée, consacrée à la recherche sonore électroacoustique; le lendemain, ce sera au tour du quatuar de saxophones Quasar de se produire avec des invités spéciaux (voir ci dessous); pour clôturer le tout, l’ensemble SuperMusique, constitué de huit personnalités gravitant autour du collectif Ambiances magnétiques (dont Jean Derome, Lori Freedman et Diane Labrosse) exécutera en première des pièces de Joane Hètu, de Jean-François Laporte et de la percussionniste Danielle R Roger, l’œuvre de cette dernière étant une commande de l’organisme instigateur de cet événement, la Société québécoise de la recherche en musique (SQRM).

lnvité à ces soirées, le flûtiste de renommée internationale Robert Dick se joindra à l’ensemble Quasar, tout comme le pianiste et pédagogue Jérôme Blais et Danielle Palardy Roger. Le saxo baryton attitré du groupe, Jean-Marc Bouchard, promet un spectacle fort différent des prestations habituelles, axées sur le répertoire de musique contemporaine. «Il y aura une dimension scénique au concert, précise-t-il, puisque trois des participants seront sur scène et trois autres se promèneront, d’abord dans la salle, pour ensuite retrouver les autres sur la scène. Par ailleurs, nous avons bricolé de longs tuyaux flexibles qui font office de bocal de saxophones. Il y aura des musiciens qui agiront comme souffleurs, tandis que d’autres ne feront qu’actionner les clés.»

Le flûtiste Robert Dick a apparemment conçu un genre de plan de match, mais ce ne sera que dans les heures précédant la représentation que les complices de cette soirée le découvriront. «C’est vraiment une tout autre approche que celle exigeant une interprétation bien travaillée d’avance. C’est tout à fait dans l’esprit de l’impro, où il faut être sur le qui-vive à chaque instant.»

Place à l’impro musicale

Par Frédérique Doyon in Le Devoir (Québec), 28 janvier 2004

L’improvisation n’est plus l’apanage du jazz ou de la musique actuelle, c’est un moteur de découvertes, tous styles musicaux confondus. Tel est le credo de la quatrième semaine de musique thématique organisée par la Société québécoise de recherche en musique (SQRM), Les journées québécoises de l’impro en musique.

Le nouveau coordonnateur artistique de l’événement, Jérôme Blais, qui a pris le relais de Sean Ferguson, veut ainsi mettre l’accent sur «le décloisonnement des disciplines musicales en improvisation», phénomène prégnant depuis quelques années. «Même s’il n’y a pas de concert commun où ils partagent la même scène, tous les artistes présentés ont une préoccupation commune qui est non seulement l’avancement de l’impro, mais la découverte de nouvelles formes d’expression», explique-t-il. D’où une programmation qui puise dans plusieurs genres musicaux.

Outre le jazz représenté par les compositeurs Thom Gossage (30 janvier) et Steve Lacy (31 janvier), et la musique actuelle de l’ensemble SuperMusique (5 février) qui compte notamment les musiciens Jean Derome et Diane Labrosse, Les journées de l’impro présentent également l’ensemble de musique ancienne moyen-orientale Constantinople, le quatuor de musique contemporaine Quasar ainsi que Codes d’accès, qui explore les nouvelles technologies et le traitement électronique.

«C’est un peu des cartes blanches : on a demandé aux artistes de nous dire, par le biais d’un concert, où en sont leurs recherches sur l’improvisation, de nous montrer ce qu’ils ont de plus innovateur», précise M. Blais. L’explosion de l’improvisation et les croisements entre genres musicaux s’opèrent aussi à l’intérieur d’une même soirée. «Thom Gossage, qui est un musicien de jazz, va créer une œuvre de Rainer Wiens, plus connu en musique actuelle; SuperMusique passe une commande au compositeur Jean-François Laporte, qui est plutôt associé à la musique de concert contemporaine mais qui fait une exploration très originale sur le son et le timbre», cite en exemple le coordonnateur.

En axant la quatrième édition de son événement biennal sur l’improvisation, la SQRM rompt avec ses trois autres semaines thématiques menées sous la gouverne de Sean Ferguson. Celles-ci se concentraient chacune sur un type d’instrument (le piano en 1997, la voix en 1998 et les cordes en 2001). Mais cette quatrième édition s’inscrit dans le même esprit de démocratisation de la recherche musicale à laquelle aspirait la SQRM en créant les semaines thématiques en 1997.

L’organisme de recherche s’est alors doté d’un volet concerts pour «briser ses réflexes académiques» qui prenaient déjà la forme de colloques, de conférences et de publications d’articles. Pour faire le pont entre ces deux types d’activité, une table ronde intitulée «L’improvisation peut-elle sauver la musique ?» s’insère au milieu des performances musicales des Journées québécoises de l’impro en musique, le 1er février.

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